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L’effet des préjugés à l’école sur les choix d’orientation

Une étude de l’association « Elles bougent »  publiée en septembre 2024 indique que 82% des répondantes disent avoir été confrontées à des stéréotypes de genre durant leur scolarité. 64 % ont entendu qu’elles étaient plutôt faites pour des études littéraires, 44 % qu’elles sont moins compétentes que les garçons en mathématiques. Pourtant, une grande majorité des répondantes (88 %) disent que les mathématiques et les sciences faisaient partie de leurs matières préférées. Ces chiffres sont la conséquence directe des stéréotypes et préjugés à l’école sur les choix d’orientation.

 À l’école, chaque élève est encouragé à construire son avenir. Les dernières années de lycée se constituent de choix de spécialités et de rendez-vous chez la conseillère d’orientation afin de choisir la suite la plus adaptée à chacun. Pourtant, les choix qui s’opèrent ne reposent pas uniquement sur les goûts et les compétences, les préjugés et stéréotypes, ici aussi, pèsent lourd sur la manière dont les enseignants, les familles, mais aussi les élèves envisagent leurs possibilités.

Quand les préjugés orientent sans qu’on s’en rende compte

Dès le collège, les élèves sont confrontés à des représentations biaisées… Les filles sont meilleures en lettres qu’en sciences. Les garçons ont davantage leur place en filière technique qu’en filière littéraire et les enfants issus de milieux populaires auraient moins de chances de réussir en classes préparatoires. Ces idées reçues créent des barrières invisibles. L’élève finit par intérioriser ces stéréotypes et il s’autocensure : « Les maths, ce n’est pas pour moi. » ou « Dans ma famille, personne n’a fait d’études longues, alors pourquoi moi? ».

Les conséquences sur les parcours

Ainsi les stéréotypes perdurent et se répètent : les filles restent minoritaires dans les écoles d’ingénieurs, tandis que les garçons sont moins nombreux dans les métiers du soin ou de l’enseignement. Quand les conseillers d’orientation privilégient des voies “réalistes” plutôt qu’ambitieuses pour certains profils, cela limite les chances de promotion sociale. De plus, être constamment renvoyé à une image réductrice décourage les élèves et les détourne de leurs aspirations réelles. 

Les préjugés à l’école ne sont pas des fatalités, mais ils laissent une empreinte profonde sur l’avenir des jeunes. Pour une orientation vraiment inclusive, il est important de déconstruire ces biais et d’ouvrir le champ des possibles. Chaque élève mérite de choisir son chemin selon ses appétences, et non uniquement selon une image imposée.

L’équipe Divrsitee