Invisible, mais bien réel : comprendre les handicaps cachés
Fatigue chronique, troubles psychiques, douleurs persistantes, neuroatypies…Le handicap ne se voit pas toujours. Et c’est précisément là que commencent les incompréhensions, les jugements et parfois même les discriminations.
Un handicap qu’on ne remarque pas, mais qui pèse lourd
Lorsqu’on parle de handicap, on imagine souvent des fauteuils roulants, des cannes blanches ou d’autres signes visibles. Pourtant, un grand nombre de handicaps ne laissent apparaître aucune trace extérieure. On les appelle les handicaps invisibles.
Ceux-ci peuvent être psychiques, cognitifs, neurologiques, sensoriels, ou liés à des maladies chroniques. Il peut s’agir, de troubles bipolaires, d’autisme, de surdité, de douleurs persistantes ou encore de fatigue extrême. Ils affectent profondément le quotidien des personnes concernées, bien qu’ils soient souvent invisibles aux yeux des autres.

Selon l’AGEFIPH, 80 % des handicaps en France sont invisibles. Ce chiffre, impressionnant, révèle une réalité peu connue mais omniprésente.
Quand l’invisibilité devient un frein
Malgré leur nombre important, ces handicaps sont encore mal compris. Beaucoup n’osent pas en parler et ce n’est pas seulement une question de pudeur ou de discrétion. Bien souvent, c’est parce qu’on ne les croit pas. Parce qu’on pense qu’elles exagèrent. Parce qu’elles ont déjà été confrontées à des remarques blessantes, à des moqueries ou à des discriminations.
Et ce silence a des conséquences réelles. Ne pas être cru ou entendu conduit souvent à l’absence d’aménagements pourtant essentiels au quotidien des concernés Cela complique davantage les choses car ces handicaps peuvent impacter la concentration, la productivité, la communication, la gestion de l’énergie etc.

Un environnement encore trop peu inclusif
Les chiffres le confirment : de nombreuses personnes choisissent de ne pas se déclarer en situation de handicap, y compris dans des environnements censés les protéger. Le baromètre 2025 publié par l’AFL Diversity montre que cette réticence est souvent liée à la peur du rejet ou de l’incompréhension.
Et cette peur est légitime, car lorsque l’environnement n’est pas inclusif, c’est à la personne de s’adapter, de faire l’effort de se justifier, de cacher sa réalité. C’est une charge mentale supplémentaire ça fragilise l’estime de soi et dans certains cas, cela peut même mener à l’isolement ou à la détérioration de la santé mentale.

Construire une culture de l’écoute et du respect
Changer les choses demande un vrai engagement collectif. Il ne suffit pas de dire qu’on est « ouvert » à la différence. Il faut créer des conditions concrètes pour que chacun puisse se sentir en sécurité. Écouter sans juger. Se former. Adapter son comportement. Offrir un cadre bienveillant et digne. Voilà ce que signifie, en actes, l’inclusion des handicaps invisibles.
Et si, ensemble, on décidait de rendre notre société plus accessible à toutes les réalités ? Chez Divrsitee, on en est convaincu : cela commence par un simple changement de regard.
L’équipe Divrsitee
